Artist Daido Moriyama – In Pictures | Tate

Artist Daido Moriyama – In Pictures | Tate


J’ai toujours senti que le monde est un endroit érotique Quand je marche au travers mes sens s’activent et je suis attiré par toutes sortes de choses Pour moi les villes sont des corps immenses des désirs des personnes En cherchant mes propres désirs en eux je tranche le temps, voyant le moment C’est ce genre de travail avec la camera que j’aime Ceci est l’entrée de mon bureau Mon espace travail est en-bas Je ne peux pas vous faire le tour C’est très désordonné ici et je suis un peu embarrassé Cette pièce est encore plus désordonnée Je suis vraiment embarrassé que ce soit si désordonné ici Je n’utilise pas une grande caméra,. J’utilise toujours une caméra compact Je photographie principalement dans la rue et cela ne rend pas les gens mal à l’aise C’est facile de photographier avec ça Je vois Shinjuku comme un stade remplit de désirs des personnes J’aime l’intensité du caractère de la ville lorsqu’elle est bondée et les pensées et désirs tourbillonnent Je ne peux rien photographier sans une ville Je suis définitivement addict aux villes Soyez prudent avec ces escaliers Je pense à cet endroit comme ma chambre à Shinjuku J’ai dit au propriétaire du bar en bas vivrais jusqu’à l’âge de 80 ans donc maintiens cet endroit comme il est Les japonais parlent souvent du « chez-soi » comme un endroit où l’on nait, grandit et tout le monde est là mais je n’ai pas de « chez-moi » comme ça J’ai beaucoup bougé depuis que je suis enfant Je crée mon propre chez-moi en connectant des images de mon imagination et des choses que j’ai vu enfant C’est ce que je ressens à propos de mon travail Oh… J’aime bien ça ici… Ici je range les travaux qui sont revenus d’exhibitions et les piles d’imprimés utilisés dans mes livres Je ne veux pas que ceci soit mal entendu mais je n’ai que peu l’impression que mes imprimés soient des œuvres d’art Ils ne sont qu’un aspect de mon procédé d’impression J’ai fait de nombreuses exhibitions solo au Japon et à l’étranger mais mon réel intérêt en photographie est dans la production de livres Il n’a pas de règle défini sur où l’on doit commencer et finir Dans un sens, cela pourrait commencer ici et finir avec cette page donc je ne me stress pas avec la structure générale du livre Il y a des exceptions bien sûr Je ne suis même pas sûr que ces pages devaient être comme cela mais c’est arrivé ainsi En fait je marche assez rapidement J’aime prendre des clichés lorsque le monde extérieur et moi sommes en mouvement Lorsque je me promène je ressemble probablement à un chien des rues parce qu’après avoir fait le tour des avenues principales, je continue de me promener dans ruelles Chien Egaré, 1971 J’ai pris cette photo quand je suis allée à Misawa en Aomori pour travailler pour un magazine de caméras Un matin je suis sorti de l’hôtel pour aller à un shooting, le chien était juste là j’ai donc immédiatement pris quelques photos C’est plus tard dans la chambre noire en imprimant l’image que je me suis rendu compte à quel point l’expression de ce chien était incroyable Les clichés sont vraiment à propos d’un moment instantané et ce chien a instantanément formé parti de moi En réalité je suis honoré d’être comparé à ce chien Passe Passe Change celle-ci en noire et blanc La raison pour laquelle je trouve la photographie noire et blanche si érotique est complètement due à la réponse instinctive de mon corps Le monochrome a des éléments d’abstraction et de symbolisme plus forts Il y a peut-être cet élément qui vous transporte quelque part d’autre Le blanc et noir à cet effet physique sur moi C’est comme cela que je réagis aux choses La couleur a quelque chose de plus vulgaire. parce que la couleur prend les décisions, je sens que c’est plus vulgaire, et ceci me semble être la différence Passe celle-là Passe celle-là Quand j’ai fait « Farewell Photograpahy » «Adieu Photographie », je sentais que le monde se fragmentait A ce moment-là, surtout quand j’étais très jeune, beaucoup de choses me rendaient malheureux et beaucoup de choses me paraissaient mauvaises J’étais constamment frustré en pensant : « Qu’est-ce que la photographie ? » ou « Pourquoi prends-je des photos ? » Il y avait beaucoup de négatives que mes amis jetaient au sol dans la pièce noire J’ai ramassé toutes ces négatives et j’ai pensé « Mais pourquoi sont-elles par terre ? Utilisons-les aussi » Je me suis dit « Ce sont aussi des images du monde » Cette pensée simple était le point de départ Une fois que j’ai pensé cela, tout était possible Je pense que la chose la plus importante que puisse faire la photographie est de relier les mémoires du photographe et de l’observateur Au premier regard une photo parait simple car elle tranche un bout the scène ou un moment dans le temps mais en fait les images que la photographie capture sont ambigües et c’est pour cette ambiguïté que j’aime la photographie Mes amis ou critiques sont souvent étonnés, ils me demandent pourquoi je ne me suis jamais lassé de me promener depuis plus de 50ans mais je ne m’ennuie jamais J’entends souvent dire que les gens, même les photographes, font leur meilleur travail lorsqu’ils sont dans la vingtaine ou la trentaine J’ai 73 ans maintenant mais je ne pourrais jamais voir la ville avec les yeux d’un vieil homme ou comme si j’avais tout compris Tout le monde a des désirs La qualité et le volume de ces désirs changent avec l’âge mais ce désir est toujours sérieux et réel La photographie est une expression de ces désirs donc cette manière de penser ou de parler est absurde pour moi, complètement dénué de sens C’est comme ça

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  1. loved that he's still walking around after 50 yrs of doing so and seeing the world with fresh eyes 🙂
    very inspiring…

  2. I love this film too, Moriyama is incredible – 73 and still shooting the streets. We'll keep making the videos if you keep watching .

  3. Thanks! There's another film about Daido Moriyama – a printing event he did at Tate Modern recently. Have a look on the Tate web site if you're interested

  4. I love this, and thanks for the tasteful editing, very filmic and the music fits great.
    Got to love how he just shoots and doesn't care what people think about gear, age, method, etc. etc.

  5. Exactly how I feel too as a photographer and filmmaker!
    So inspiring and a reminder to just do what you love….shoot what you see…..

  6. The camera is a Nikon S9100 for those that dosen't know. He don't use a Ricoh anymore. And also you can see that he zooms sometimes. Ricoh gr haves only a 18.3 focal(28mm eqiv because the sensor size and crop factor) fixed focal-not zoom at all.

  7. I know this is a bit late but if anyone could help, what camera did you use to shoot this documentary? I find it to be a great pairing with his own work but am moving into filmmaking, any help would be greatly appreciated.

    Thanks in advance.

  8. Not to be unkind, but there's so much dross on YouTube (my own videos foremost among it) that when you stumble on something as gobsmackingly excellent in every aspect as this it's like an apotheosis: such palpable joy and artistry in every frame. Thank you very much for this. If it didn't get recognition, it should: this is a sublimely well-made eleven minutes.

  9. People interested in Moriyama should read his book called Memories Of A Dog. It's a collection of articles he wrote for a camera magazine, illustrated with his images. The articles talk about his philosophy of photography, of remembering times past and returning to places to reconstruct those memories. It's deeply immersive regarding his mindset and obsession with memory and experience.

  10. a very difficult exercises that mix with passers-by, and stay distracted from great photography art, no need for big camera, just genius.

  11. イタリア人なんですが、日本文学の大好きな人間として、この方は澁澤龍彦の感性に大変似てると思います。澁澤もこの写真家も人間の原始的なあり方を理解してる気がします。

  12. Just bought my daido moriyama skate deck by evisen.. Currently researching his art cuz this artwork in my skateboard really is art at its finest…

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